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Vie de pionnier : choix de l'emplacement

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medium_settlers.jpgLes premiers pionniers vinrent dans les Cantons-de-l'Est en provenance de la Nouvelle-Angleterre et s'établirent dans une forêt encore vierge. Ils arrivèrent ici sans aucune assurance de survie, mais ils étaient déterminés à surmonter tous les obstacles qui pouvaient se dresser sur leur chemin et à se refaire une vie.

Après avoir envisagé sérieusement l'idée de venir dans les Cantons-de-l'Est, la première étape consistait à entamer des négociations avec un agent afin de créer une Compagnie d'associés et de se faire octroyer une parcelle de terre. L'étape suivante visait à inspecter la terre convoitée pour vérifier si elle convenait. Le voyage vers le Canada était habituellement effectué par une poignée d'hommes qui suivaient une piste ou un sentier dans la forêt, les arbres ayant été marqués par des arpenteurs.

Les hommes qui effectuaient ce voyage initial devaient être débrouillards et entièrement autonomes, ne transporter que des provisions légères et être prêts à chasser et à pêcher pour se nourrir en chemin. En juin et juillet, des hordes d'insectes, dont la féroce haematobosca alcis (mouche à orignal) piqueuse, entravaient leur avancée. Une fois les membres du groupe arrivés à l'endroit de leur concession, ils cherchaient des sources d'eau et prenaient la décision de s'établir ou non. Si la décision était positive, ils construisaient quelques abris rudimentaires pour pouvoir loger leur famille quand ils reviendraient tous dans leur nouveau pays. Une fois ce travail accompli, ils prenaient le long chemin du retour.

Voyage des familles vers le nouveau pays :
Le voyage vers le Nord était souvent effectué durant les mois d'hiver, car le déplacement à travers les bois était plus facile à cette période de l'année. Les pionniers voyageaient à cheval ou sur des chariots, tirés par des bœufs, qui étaient munis de patins en bois fixés aux roues pour faciliter le passage sur la boue, la glace et la neige.

Ces premiers colons devaient emporter suffisamment de matériel et de provisions avec eux pour passer les mois d'hiver, de printemps et d'été et pouvoir vivre jusqu'aux premières récoltes. Comme il y aurait peu d'argent et d'approvisionnement, le chargement des provisions sur le chariot était soigneusement préparé. En tête de la liste des articles à charger, on trouvait 45 kg (100 lbs) de farine. Venaient ensuite les ustensiles de cuisine, dont un faitout, habituellement en fer et servant de four, une casserole en fer avec couvercle et un trépied pour être utilisé au-dessus d'un feu. Des moules pour fabriquer des chandelles qui fourniraient la seule source de lumière. De la literie, un rouet et un petit métier à tisser qui seraient utilisés constamment dans la nouvelle maison.

Les hommes portaient un fusil, de la poudre et une pierre à feu pour chasser et protéger leur famille des prédateurs. Une hache leur permettait de construire un abri et de se procurer du bois de chauffage. On emportait également des scies, tarières, herminettes et rabots.

Souvent, du bétail, comprenant une vache, des poules pondeuses, une truie et quelques moutons, accompagnait la famille de pionniers. La laine des moutons serait utilisée sur le rouet et le métier à tisser. On emportait également des graines pour les semences du printemps.

Des seaux en bois pour transporter l'eau et le lait étaient absolument essentiels durant leur voyage. Certaines familles apportaient une petite porcelaine à chérir et des petits carreaux de verre pour leur nouvelle maison. Des bols et des cuillères en bois servaient à manger et d'autres seraient fabriqués au besoin. La Bible familiale était un autre article important : on y inscrirait soigneusement les naissances et les décès.