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Sir Wilfrid Laurier (1841-1919), Premier Ministre du Canada

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large_c008103.jpgSir Wilfrid Laurier, l'un des plus fameux Premiers ministres du Canada, a passé un grande partie de sa vie d'adulte dans les Cantons-de-l'Est. M. Laurier, né à Saint-Lin dans les Laurentides en 1841, étudia à l'Université McGill où il obtint son diplôme en 1864. Il pratiqua le droit à Montréal pendant quelques années; il déménagea à L'Avenir dans les Cantons-de-l'Est où il fut rédacteur en chef d'un petit journal. Trouvant les Cantons à son goût, M. Laurier élut sa résidence permanente à Arthabaska où il construisit sa maison et reprit sa pratique du droit.

Wilfrid Laurier se découvrit une passion pour la politique. En 1871, il fut élu à l'Assemblée législative du Québec. Député de la circonscription électorale provinciale de Drummond-Arthabaska, il se construisit une réputation au sein du parti Libéral du Québec. En 1874, il entra en politique fédérale et remporta un siège en tant que Libéral à la Chambre des Communes -- ce qui s'avère ironique pour quelqu'un qui s'était montré opposé à la Confédération en 1867. Grâce à son charisme et son talent d'orateur évidents, il s'est hissé rapidement à un rang éminent à Ottawa. En 1877, il fut nommé ministre au Cabinet par le Premier ministre Alexander Mackenzie. Avec la défaite des Libéraux en 1878, M. Laurier se retrouva temporairement un peu dans l'ombre, mais il continua à siéger en tant que membre du parlement.

M. Laurier s'intéressait aussi aux affaires locales. Malgré une vie professionnelle bien remplie, il trouva le temps de servir en tant que maire d'Arthabaska.

La pendaison du leader métis au Manitoba, Louis Riel, a ramené Wilfrid Laurier au premier plan dans la politique fédérale. En 1887, il devint Chef du parti Libéral et aux élections de 1896, son parti défit le gouvernement Conservateur bien cantonné depuis longtemps. Le nouveau Premier ministre du Canada gardera le pouvoir pendant les 15 années suivantes -- un fait sans précédent.

Décrit par les historiens comme "Père du Canada moderne", Wilfrid Laurier croyait que le 20e siècle serait le "siècle du Canada". La clé de ce potentiel reposait sur le développement de l'ouest du Canada. En ce sens, M. Laurier encouragea l'immigration, la construction d'un deuxième chemin de fer transcontinental et le peuplement de l'Ouest, des mesures qui stimuleraient l'économie. En 1905, il consolida le pays avec la création de deux nouvelles provinces, l'Alberta et la Saskatchewan. À la fin de son mandat, la population du Canada avait augmenté de deux millions.

Tout au long de sa carrière, M. Laurier fut reconnu pour son habileté à obtenir des compromis. Il était un ardent défenseur de l'unité canadienne; ses célèbres compromis ont permis de résoudre de nombreux dossiers litigieux dont la question des écoles au Manitoba (droits des minorités) et la participation du Canada dans la Guerre des Boers. Son habileté aux compromis le garda au pouvoir pendant 15 ans et lui a valu le surnom de "Grand Conciliateur". Cependant, en 1911, ses décisions dans deux dossiers importants (la création de la Marine canadienne et l'Accord de libre échange avec les États-Unis) l'ont finalement conduit à la défaite aux urnes.

Toujours une voix puissante en politique, M. Laurier demeura le leader de l'Opposition jusqu'à son décès en 1919. On se souvient de lui non seulement en tant que le premier Premier ministre canadien-français, mais encore comme un grand homme d'état et l'un des leaders canadiens des plus éloquents et charismatiques. Ses habiletés en politique lui ont permis de diriger ce pays pendant quinze des années les plus importantes de son développement.

Sir Wilfrid Laurier a toujours conservé de l'affection pour ses Cantons-de-l'Est d'adoption. Même après être devenu Premier ministre et s'être établi à Ottawa, il revenait à sa maison bien-aimée à Arthabaska à tous les étés et pendant les congés.