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Louis-Philippe Hébert (1850-1917)

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medium_lphebert.jpgLouis-Philippe Hébert, de souche acadienne, est né à Sainte-Sophie-de-Halifax en 1850. À l'âge de 19 ans, M. Hébert quitta la ferme familiale pour se joindre aux Zouaves papaux, une armée créée par l'Église catholique pour défendre Rome contre les forces de l'Unification italienne. En Europe, M. Hébert fut exposé à un monde de l'art et de la culture qu'il n'avait jamais vu auparavant. Inspiré par ce qu'il voyait, à son retour au Canada, il se mit au travail et étudia avec l'artiste Napoléon Bourassa à Montréal. Pendant six années, il apprit l'art de la sculpture.

Au début des années 1880, Louis-Philippe Hébert commença à recevoir ses propres commandes, des sculptures en bois, la plupart pour des églises. Il devint connu et, en quelques années, il commença à recevoir des commandes publiques pour des bronzes. Vers 1890, il est considéré comme le meilleur sculpteur de son époque. Parmi ses commandes les plus importantes, on peut citer les statues de John A. Macdonald et de la Reine Victoria (Ottawa), de Maisonneuve, Jeanne Mance, Édouard VII (Montréal), Mgr de Laval (Québec), et le mausolée de la Guerre de l'Afrique du Sud (Calgary). Il en exécuta de nombreuses autres. Il est probablement plus connu pour les bronzes qui ornent la façade de l'Assemblée nationale au Québec. Il a aussi sculpté des bustes, des monuments funéraires, des médailles commémoratives et des statuettes pour des clients privés. Ses plus grandes oeuvres ont été coulées en bronze mais on en retrouve également en bois ou terre cuite.

small_hebert.2.jpgLouis-Philippe Hébert fut reconnu par ses pairs et le public. Sir Arthur Conan Doyle, lors d'un voyage à Montréal en 1915, écrivit qu'il avait été "profondément ému" par l'œuvre de l'artiste. En effet, il doutait qu'il existât un meilleur sculpteur à cette époque. M. Hébert reçut de nombreuses distinctions; il était membre de l'Académie royale canadienne (1880); il reçut la Médaille de la Confédération (1894); il fut nommé Chevalier de la Légion d'honneur (France, 1901) et "Companion of St. Michael and St. George" (Angleterre, 1903). Louis-Philippe Hébert est décédé en 1917. On le considère comme un des plus grands artistes que ce pays ait produit.