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Boom des voies ferrées

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large_railway.jpgLe 19e siècle a connu un important boom des voies ferrées partout dans les Cantons-de-l'Est. Poussées par la nécessité d'accéder aux matières premières, par le désir d'un transit rapide et par la frénésie de construire de plus en plus d'embranchements, les compagnies se disputaient le territoire et les marchés.

Vers 1900, un réseau de voies ferrées local et régional découpait littéralement chaque coin de la région. Les chemins de fers "Grand Tronc" (plus tard "Canadien National"), "Québec Central" et "Canadien Pacifique" s'affichèrent comme les joueurs dominants.

La présence d'un chemin de fer apportait de nombreux avantages à une petite ville. De fait, la prospérité d'une ville pouvait entraîner le déclin d'une autre. Les premières villes favorisées étaient celles situées le long de la voie ferrée du "Grand Tronc". Ce chemin de fer, terminé en 1853, reliait Montréal et Portland, Maine. Il représentait la première voie ferrée internationale au monde. Sherbrooke, Richmond et Acton Vale se trouvaient bien situées le long de cette voie et ont ainsi bénéficié d'une croissance rapide. Cependant, l'apogée du train fut de courte durée.

En raison de la baisse de popularité des voies ferrées et de la fermeture de certaines lignes et gares au 20e siècle, certaines petites villes et certains hameaux sont retournés à l'anonymat.