Skip to main content

Autres pionniers américains (v. 1795-1825)

Version imprimableVersion imprimable

medium_church.jpgAutres pionniers américains :
La grande majorité des premiers défricheurs américains n'étaient pas des vrais Loyalistes, mais des immigrants qui cherchaient une terre, bonne et peu chère, et une chance d'un meilleur avenir.

À titre d'historien des Cantons, en 1877, Cyrus Thomas écrit que ces gens étaient loin d'être des "martyrs de leurs principes politiques (et) se préoccupaient aussi peu de la royauté que du républicanisme." Cependant, leur expérience à la frontière américaine leur avait permis de s'habituer à la rude vie de pionniers qu'ils rencontreraient dans les Cantons-de-l'Est. Il apportèrent avec eux leur esprit de pionnier, celui de coopération, de débrouillardise et d'entreprise.

Un grand nombre d'Américains commencèrent à arriver vers la fin des années 1790. Si ce n'est d'une brève interruption pendant la Guerre de 1812, l'afflux se poursuivit jusqu'à la fin des années 1820 et fut largement responsable de la colonisation de la partie sud des Cantons-de-l'Est.

Cette immigration commença à faiblir seulement après l'achèvement des travaux du canal Érié entre Albany et Buffalo, New York en 1825. La nouvelle voie maritime ouvrait de nouvelles terres à la colonisation dans les États-Unis. Après cette époque, la plupart des pionniers américains préférèrent se diriger vers l'ouest plutôt que vers le Canada.

Les Américains, pour la plupart de la Nouvelle-Angleterre, apportèrent leur culture, langue, coutumes, compétences agricoles, architecture ainsi que de nombreuses croyances protestantes. Cette première vague d'immigrants se déroula pendant approximativement trente ans et façonna profondément les Cantons-de-l'Est. Ses effets sont encore évidents de nos jours. On n'a qu'à remarquer les maisons de style américain en bardeaux, typiques de la région, la multitude de petites églises protestantes qui parsèment les campagnes, sans oublier l'importante minorité d'expression anglaise qui fleurit encore dans la région. Voilà l'héritage laissé par les premiers défricheurs.